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Les automobilistes sont-ils des vaches à lait ? C'est la question qu'on peut se poser au regard de l'emplacement de certains radars fixes, implantés pour flasher… coûte que coûte.
En ces temps de répression tous azimuts, où la vitesse est montrée comme la première cause d'accidents en France, le meilleur moyen d'éviter de se retrouver sans permis est encore de penser à lever le pied, ou mieux, connaître l'emplacement des radars fixes et savoir quels sont les lieux de prédilection des forces de l'ordre pour tendre leurs embuscades. Encore que ça ne suffise pas toujours.
Pour preuve, Epernay est cernée de radars fixes : dans la descente de Champillon, à la sortie de Mardeuil, au cran de Ludes… Des radars fixes que tout le monde connaît.
Une volonté cachée ?
d'après www.lunion.presse.fr
Ce qui n'empêche pas les automobilistes avertis de se faire flasher malgré tout.
Pascal Dorme, brocanteur, habitué à prendre la route, a été pris trois fois de suite par le radar fixe de Mardeuil, son épouse deux fois… à quelques semaines d'intervalle. « On connaît pourtant parfaitement l'emplacement de ce radar, comme tous ceux qui se trouvent dans la région d'ailleurs », confie le Sparnacien. « Le problème est qu'il suffit d'un simple petit excès pour se faire flasher. »
Et de faire remarquer : « Il est très facile de se faire prendre… On dirait même que c'est ce que l'État recherche par le choix des emplacements. Il suffit pour s'en convaincre de regarder comment les radars sont installés : dans les descentes, en sortie de village… Le but n'est pas préventif. Il s'agit de se faire du pognon. Sinon, il suffirait d'installer le même radar à l'entrée ou dans le milieu du village et non à la sortie au moment où tout le monde accélère. Là, oui, ce serait vraiment préventif. À Mardeuil, comme à Champillon ou même à Fagnières… il serait plus logique, si on parle de sécurité, d'installer le radar dans le centre pour inciter les gens à ralentir et non dans le bas ! Pour moi, c'est du racket organisé et légalisé ».
Loin d'être opposé aux radars, « bien au contraire, je suis à 100 % pour, à condition qu'ils soient bien placés. J'estime même qu'il n'est pas nécessaire de prévenir par la présence de panneaux », Pascal Dorme n'est pas le seul à estimer que les emplacements sont mal choisis.
À Champillon
Les maires de Dizy et Champillon ont, pour exemple, vivement décrié l'emplacement du nouveau radar de Champillon lors de son installation. Un radar qui a d'ailleurs connu bien des péripéties depuis : pas alimenté au réseau, souvent tagué…
Alors, un mauvais choix d'emplacement ? Un avis loin d'être partagé en sous-préfecture où l'on a indiqué que l'emplacement du radar de Champillon avait été mûrement réfléchi, avec des études sur six ans.
La question reste néanmoins posée : le but est-il d'aligner ou de prévenir ?
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